D’après un article de l’Harvard Gazette paru le 12 octobre dernier, il est essentiel de comprendre que les changements engendrés par l’IA seront rapides et qu’il sera difficile pour les citoyens de s’y adapter. En effet, les réflexions concernant des enjeux légaux, éthiques et culturels sont nécessaires, et nous ajoutons en matière de réussite éducative aussi, sans quoi l’utilisation de l’IA ne pourra être cohérente avec des valeurs humaines.
Le 2 novembre dernier, un forum public de réflexion collective sur l’encadrement de l’IA a été organisé par le Conseil de l’innovation du Québec. L’un des segments concernait le rôle de l’État dans l’encadrement de l’IA. Le Conseil supérieur de l’éducation y a présenté quatre conclusions concernant les grandes fonctions de l’État, soit le rôle de modèle de l’État quant à l’adoption et l’utilisation responsable de l’IA, la prise en compte des développements de l’IA générative, l’importance d’intégrer des critères de responsabilités rigoureux et finalement, la nécessité d’assurer des synergies entre les stratégies, les politiques et les plans d’action en IA. Par ailleurs, l’importance de la formation pour l’ensemble du personnel scolaire a été soulignée. « Le personnel doit bénéficier de modalités facilitantes et avoir du temps accordé pour la formation », peut-on lire dans l’article « Le personnel scolaire doit pouvoir être formé adéquatement au numérique ».
Selon un bilan critique publié dans Le Devoir, l’héritage des années Legault en matière de « réussite éducative » tient moins à des gains d’apprentissage qu’à une réforme de la gouvernance et à une centralisation du réseau. La loi 40 a réduit les contre-pouvoirs (fin des commissions scolaires élues) et l’État a accru son contrôle sur le discours des centres de services qui ont remplacé les commissions scolaires. Le Conseil supérieur de l’éducation a été aboli, remplacé par l'INEE. Le texte reproche aussi l’absence d’action structurante en matière d’équité, l’« école à trois vitesses », la composition des classes, l’épuisement des personnes enseignantes et l’échec du déploiement à grande échelle des maternelles de 4 ans. Accessible à ce lien.
Dans le journal L'Économiste, l'auteur, Naji, décrit un modèle où inspecteurs et enseignants deviennent des «messagers» d’un contenu préformaté, via des leçons «scriptées» et ultra-structurées. Dans cette lecture, l’école se rapprocherait d’une «usine à procédures» : moins d’autonomie, moins d’adaptation au contexte de classe, et une pédagogie rétrécie aux automatismes, au détriment de compétences de haut niveau (pensée critique, résolution de problèmes complexes). Accessible à ce lien.
Les résultats de recherches d’ici et d’ailleurs convergent : les collaborations entre l’école, la famille et la communauté jouent un rôle crucial dans la persévérance et la réussite scolaires en influençant positivement le développement cognitif, social et émotionnel des élèves. SCOPE 3 présente les éléments saillants du chantier PÉRISCOPE sur les collaborations École- Famille-Communauté (É-F-C), dans la perspective où celles-ci constituent une composante essentielle de la mission éducative. Suivre ce lien.
La version allégée, diffusée aux directions des CSS avec une invitation à faire circuler à l'interne est disponible à ce lien.
Synthèse rapide qui reprend des éléments du compte rendu de la journée élaboré pour les organisateurs des entretiens Jacques-Cartier. Lesenjeux majeurs soulevés par l’intégration de l’intelligence artificielle générative (IAg) dans les formations universitaires et la recherche touchent à l’équité, à l’intégrité académique, au rapport au savoir, à la pédagogie, à la régulation institutionnelle et, enfin, à la recherche en éducation et en formation. Plus globalement, c’est la réussite scolaire et éducative qui est questionnée. Suivre ce lien.
Voici le deuxième SCOPE de cette série, appellation retenue en écho à la deuxième moitié de l'acronyme du réseau (PÉRISCOPE). Intitulé Susciter l’engagement dans les apprentissages, ce SCOPE est associé au premier niveau de participation auquel le Réseau s'est intéressé, soit la participation de l'élève dans la classe. Ce fut un chantier mené sur plusieurs années et qui a mobilisé plusieurs chercheur·es et partenaires. Suivre ce lien.