Dans l’article Turns out smarter kids are made, not born[1], l’autrice rappelle que, bien que certains parents puissent penser qu’un·e enfant est né·e intelligent·e ou non et qu’il n’y a pas grand-chose à faire à cet égard par la suite, plusieurs études démontrent qu’il est possible pour les parents d’influencer positivement le développement de l’intelligence de leurs enfants. De plus, les recherches les plus récentes ont relevé que cette influence peut entraîner des conséquences positives dès le plus jeune âge.
Cette influence est possible lorsque les parents adoptent un growth mindset, ce qui peut s’expliquer par la croyance à pouvoir développer ses habiletés grâce au travail et aux efforts fournis en ce sens, et de pouvoir ainsi soutenir son enfant dans ses propres apprentissages afin qu’iel développe à son tour ses habiletés. Souvent mentionné comme un maternal growth mindset par ces études se concentrant sur les effets dès le plus jeune âge, les mères qui l’adoptent peuvent davantage gérer les effets négatifs du stress chez elles et, par la même occasion, aider le développement du cerveau de leur bébé. En effet, d’autres recherches avaient déjà relevé que le stress vécu par les mères entraîne des conséquences négatives non seulement sur les interactions mère-enfant, mais aussi sur le développement du cerveau de l’enfant.
On constate donc qu’il est possible de promouvoir et d’encourager chez les parents, grâce à de relativement brèves interventions, l’adoption d’un growth mindset qui leur permettra : 1) de soutenir le développement du cerveau de leurs enfants en bas âge; et 2) d’encourager leurs enfants à adopter à leur tour un growth mindset afin de développer en continu leurs propres habiletés.
[1] Mineo, L. (2022). Turns out smarter kids are made, not born. The Harvard Gazette. https://news.harvard.edu/gazette/story/2022/01/turns-out-smarter-kids-are-made-not-born/
Selon un bilan critique publié dans Le Devoir, l’héritage des années Legault en matière de « réussite éducative » tient moins à des gains d’apprentissage qu’à une réforme de la gouvernance et à une centralisation du réseau. La loi 40 a réduit les contre-pouvoirs (fin des commissions scolaires élues) et l’État a accru son contrôle sur le discours des centres de services qui ont remplacé les commissions scolaires. Le Conseil supérieur de l’éducation a été aboli, remplacé par l'INEE. Le texte reproche aussi l’absence d’action structurante en matière d’équité, l’« école à trois vitesses », la composition des classes, l’épuisement des personnes enseignantes et l’échec du déploiement à grande échelle des maternelles de 4 ans. Accessible à ce lien.
Dans le journal L'Économiste, l'auteur, Naji, décrit un modèle où inspecteurs et enseignants deviennent des «messagers» d’un contenu préformaté, via des leçons «scriptées» et ultra-structurées. Dans cette lecture, l’école se rapprocherait d’une «usine à procédures» : moins d’autonomie, moins d’adaptation au contexte de classe, et une pédagogie rétrécie aux automatismes, au détriment de compétences de haut niveau (pensée critique, résolution de problèmes complexes). Accessible à ce lien.
Les résultats de recherches d’ici et d’ailleurs convergent : les collaborations entre l’école, la famille et la communauté jouent un rôle crucial dans la persévérance et la réussite scolaires en influençant positivement le développement cognitif, social et émotionnel des élèves. SCOPE 3 présente les éléments saillants du chantier PÉRISCOPE sur les collaborations École- Famille-Communauté (É-F-C), dans la perspective où celles-ci constituent une composante essentielle de la mission éducative. Suivre ce lien.
La version allégée, diffusée aux directions des CSS avec une invitation à faire circuler à l'interne est disponible à ce lien.
Synthèse rapide qui reprend des éléments du compte rendu de la journée élaboré pour les organisateurs des entretiens Jacques-Cartier. Lesenjeux majeurs soulevés par l’intégration de l’intelligence artificielle générative (IAg) dans les formations universitaires et la recherche touchent à l’équité, à l’intégrité académique, au rapport au savoir, à la pédagogie, à la régulation institutionnelle et, enfin, à la recherche en éducation et en formation. Plus globalement, c’est la réussite scolaire et éducative qui est questionnée. Suivre ce lien.
Voici le deuxième SCOPE de cette série, appellation retenue en écho à la deuxième moitié de l'acronyme du réseau (PÉRISCOPE). Intitulé Susciter l’engagement dans les apprentissages, ce SCOPE est associé au premier niveau de participation auquel le Réseau s'est intéressé, soit la participation de l'élève dans la classe. Ce fut un chantier mené sur plusieurs années et qui a mobilisé plusieurs chercheur·es et partenaires. Suivre ce lien.