Un message aux parents en ce début de 2023: L'intelligence d'un enfant n'est pas fixe, elle se développe


Dans l’article Turns out smarter kids are made, not born[1], l’autrice rappelle que, bien que certains parents puissent penser qu’un·e enfant est né·e intelligent·e ou non et qu’il n’y a pas grand-chose à faire à cet égard par la suite, plusieurs études démontrent qu’il est possible pour les parents d’influencer positivement le développement de l’intelligence de leurs enfants. De plus, les recherches les plus récentes ont relevé que cette influence peut entraîner des conséquences positives dès le plus jeune âge.

Cette influence est possible lorsque les parents adoptent un growth mindset, ce qui peut s’expliquer par la croyance à pouvoir développer ses habiletés grâce au travail et aux efforts fournis en ce sens, et de pouvoir ainsi soutenir son enfant dans ses propres apprentissages afin qu’iel développe à son tour ses habiletés. Souvent mentionné comme un maternal growth mindset par ces études se concentrant sur les effets dès le plus jeune âge, les mères qui l’adoptent peuvent davantage gérer les effets négatifs du stress chez elles et, par la même occasion, aider le développement du cerveau de leur bébé. En effet, d’autres recherches avaient déjà relevé que le stress vécu par les mères entraîne des conséquences négatives non seulement sur les interactions mère-enfant, mais aussi sur le développement du cerveau de l’enfant.

On constate donc qu’il est possible de promouvoir et d’encourager chez les parents, grâce à de relativement brèves interventions, l’adoption d’un growth mindset qui leur permettra : 1) de soutenir le développement du cerveau de leurs enfants en bas âge; et 2) d’encourager leurs enfants à adopter à leur tour un growth mindset afin de développer en continu leurs propres habiletés.

[1] Mineo, L. (2022). Turns out smarter kids are made, not born. The Harvard Gazette. https://news.harvard.edu/gazette/story/2022/01/turns-out-smarter-kids-are-made-not-born/

Le mouvement École ensemble a initié un débat collectif sérieux, passons maintenant en mode solution!

Lors du panel en réseau du 15 février 2024 qui a porté sur le plan pour un réseau (scolaire) commun,  monsieur Stéphane Vigneault, coordonnateur d'École ensemble, a suggéré que le débat amorcé a permis de cerner l'enjeu sociétal de faire en sorte que les élèves du Québec aillent à l'école ensemble. La conversation étant installée et l'objet clarifié, il s'agit maintenant de faire porter l'attention sur, et de discuter, de la solution.


Étudier dans un système inégalitaire et en souffrir - une adolescente, Noah Ducharme, prend la parole

Une étudiante du secondaire partage son analyse (époustoufflante!) sur le système éducatif québécois et son expérience et celle de pairs au sein de celui-ci. Pour accéder à son texte paru dans le journal Le devoir, suivre ce lien.

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Le PL23 auquel l'INEE est accolé: un projet de loi fort susceptible de faire le contraire de ce qu'il annonce.

Alors que la CAQ, parti au pouvoir majoritaire, s'apprête à voter sur le projet de loi et l'INEE, en faisant fi des voix de la très grande majorité des acteurs et actrices de l'éducation, une conférence de presse, qui a réuni quelque 300 personnes, vient d'avoir lieu. Des intervenant·es de 10 organisations principales viennent de se prononcer contre. Pour accéder à la vidéo, suivre ce lien. De plus, la 7e édition de l'ouvrage collectif, qui expose en détail les réserves et les propositions d'universitaires vient de paraitre. Suivre ce lien.


Faire table rase des savoirs d’expérience au nom d’une réussite comptable

L'article "Faire table rase des savoirs d’expérience au nom d’une réussite comptable" a été publié dans Le journal de Montréal et dans Le journal de Québec le 24 novembre. Il fait état de l'intention du gouvernement de ne pas renouveler le financement de base du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ). Considérant la mission de ce partenaire-clé en matière de liaison et de transfert en éducation et en innovation sociale, le réseau PÉRISCOPE ne peut que s'opposer à cette intention. 


«Pour un Conseil supérieur de l’éducation pérenne, mais actualisé»

En réaction aux actualités à la Commission de la culture et de l'éducation et à l'abolition du Conseil supérieur de l'éducation, lire ou relire le chapitre de Claude Lessard publié le 8 septembre dernier dans l'ouvrage collectif et évolutif "PL23 et INEE: excellence ou standardisation en éducation". Dans ce chapitre, le professeur de l'Université de Montréal décrit notamment la mission du Conseil supérieur de l'éducation et il propose une actualisation adaptée à la société québécoise.