Dans la visée de favoriser la persévérance scolaire d'élèves issus de milieux défavorisés, la Maison Jeunes-Est (MJE), de concert avec la commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) et différents partenaires, ont développé le programme Accès 5 par le déploiement de cinq sphères d'action auprès d'élèves à risque de décrochage scolaire: le soutien scolaire, le soutien psychosocial, les activités parascolaires, le soutien financier et matériel ainsi que l'approche intégrée et actions spécifiques. Pour en savoir plus, suivre ce lien. Le rapport de la recherche-action qui en découle (2017) souligne les apports de ce programme sur l'adaptation des élèves inscrits en abordant l'évolution, au regard de la théorie de l'activité, du partenariat, des interventions et des indicateurs de persévérance et de réussite des élèves après 24 mois d'exposition au programme.
L'objectif de cette recherche-action est de décrire l'évolution du partenariat, des interventions et des indicateurs persévérance et de réussite des élèves au cours des 24 premiers mois de mise en œuvre du programme et d'analyser cette évolution et les liens entre les trois dimensions pour cibler les obstacles et facilitateurs à une mise en œuvre efficace, pour développer une meilleure compréhension des transformations des pratiques et de leurs effets sur la réussite et pour soutenir l'implantation du programme.
Le programme a été mis en place sous le partenariat entre la MJE, la CSRS et une école secondaire, la chaire de recherche de la CSRS sur l'engagement, la persévérance et la réussite des élèves et de nombreux autres partenaires contribuant, notamment, au financement du programme. Des rencontres régulières entre les acteurs proximaux ont permis l'arrimage des interventions. Certaines ententes, telles que l'utilisation des locaux de l'école pour Accès 5, ont également pu favoriser une coordination plus informelle entre les intervenants de la MJE et le personnel scolaire.
Le programme se déploie sous cinq sphères d'action. Le soutien scolaire permet d'offrir l'aide aux devoirs quatre soirs par semaine après les classes. Certains intervenants du programme sont également disponibles sur l'heure du midi. Le soutien psychosocial se traduit par les interventions de diverses ordres mises en place par l'intervenant-pivot, soit un intervenant jumelé à l'élève pour assurer la continuité du suivi dans les cinq sphères, pour accompagner l'élève dans vers une adaptation scolaire et sociale. Les activités parascolaires, débutant dès leur inscription au programme lors de la période estivale, permettent d'établir une relation entre les acteurs du programme et l'élève. Le soutien financier et matériel est alloué en fonction des besoins spécifiques. Il est souligné que 46 % de ce soutien est attribué à l'aide alimentaire.
L'évolution du rendement scolaire des élèves ayant participé au programme en comparaison avec les autres élèves montre que le rendement en français et en anglais est passé d'un écart significatif, où les élèves ciblés pour le programme avaient un rendement inférieur aux autres élèves, à une différence non significative après 24 mois d'exposition au programme. Bien que cet écart demeure significatif pour le rendement en mathématiques, il apparait que le rendement scolaire des élèves de l'ensemble de la CSRS ait diminué alors qu'il soit demeuré stable pour les élèves participant au programme Accès 5. Outre l'évolution du rendement scolaire, il semble qu'un changement d'attitude chez les élèves aient été notés par les acteurs du programme. Le soutien scolaire permettrait aux élèves du programme de se sentir plus compétents dans leur rôle d'élève et de développer un meilleur sentiment d'auto-efficacité. De plus, leur sentiment d'appartenance à l'école se serait développé rapidement de différentes façons, notamment par les activités parascolaires offertes par le programme.
Pour consulter le rapport de recherche, suivre le lien suivant:
Selon un bilan critique publié dans Le Devoir, l’héritage des années Legault en matière de « réussite éducative » tient moins à des gains d’apprentissage qu’à une réforme de la gouvernance et à une centralisation du réseau. La loi 40 a réduit les contre-pouvoirs (fin des commissions scolaires élues) et l’État a accru son contrôle sur le discours des centres de services qui ont remplacé les commissions scolaires. Le Conseil supérieur de l’éducation a été aboli, remplacé par l'INEE. Le texte reproche aussi l’absence d’action structurante en matière d’équité, l’« école à trois vitesses », la composition des classes, l’épuisement des personnes enseignantes et l’échec du déploiement à grande échelle des maternelles de 4 ans. Accessible à ce lien.
Dans le journal L'Économiste, l'auteur, Naji, décrit un modèle où inspecteurs et enseignants deviennent des «messagers» d’un contenu préformaté, via des leçons «scriptées» et ultra-structurées. Dans cette lecture, l’école se rapprocherait d’une «usine à procédures» : moins d’autonomie, moins d’adaptation au contexte de classe, et une pédagogie rétrécie aux automatismes, au détriment de compétences de haut niveau (pensée critique, résolution de problèmes complexes). Accessible à ce lien.
Les résultats de recherches d’ici et d’ailleurs convergent : les collaborations entre l’école, la famille et la communauté jouent un rôle crucial dans la persévérance et la réussite scolaires en influençant positivement le développement cognitif, social et émotionnel des élèves. SCOPE 3 présente les éléments saillants du chantier PÉRISCOPE sur les collaborations École- Famille-Communauté (É-F-C), dans la perspective où celles-ci constituent une composante essentielle de la mission éducative. Suivre ce lien.
La version allégée, diffusée aux directions des CSS avec une invitation à faire circuler à l'interne est disponible à ce lien.
Synthèse rapide qui reprend des éléments du compte rendu de la journée élaboré pour les organisateurs des entretiens Jacques-Cartier. Lesenjeux majeurs soulevés par l’intégration de l’intelligence artificielle générative (IAg) dans les formations universitaires et la recherche touchent à l’équité, à l’intégrité académique, au rapport au savoir, à la pédagogie, à la régulation institutionnelle et, enfin, à la recherche en éducation et en formation. Plus globalement, c’est la réussite scolaire et éducative qui est questionnée. Suivre ce lien.
Voici le deuxième SCOPE de cette série, appellation retenue en écho à la deuxième moitié de l'acronyme du réseau (PÉRISCOPE). Intitulé Susciter l’engagement dans les apprentissages, ce SCOPE est associé au premier niveau de participation auquel le Réseau s'est intéressé, soit la participation de l'élève dans la classe. Ce fut un chantier mené sur plusieurs années et qui a mobilisé plusieurs chercheur·es et partenaires. Suivre ce lien.