L'élève moyen, une notion périmée


C'est ce que soutient Todd Rose (2015) dans son livre The End of Average. Évidence à l'appui, il montre que nous sommes tous différent·e·s dans nos façons d'apprendre. Il en parle (en anglais) dans cette courte vidéo.

Dans un volume à paraître en 2018, la collègue Jutta Treviranus de l'Université de Toronto, et invitée à joindre le réseau PÉRISCOPE, insiste sur la pertinence du propos de Rose en ces termes:

Nos systèmes éducatifs formels sont encore largement basés sur le modèle industriel de l'éducation: ils essaient de créer des apprenant·e·s standardisé·e·s en socialisant la conformité, en voulant classer, trier et ainsi assigner les destinées des étudiant·e·s. Si notre objectif est de produire un·e apprenant·e standardisé·e, alors les différentes façons d'apprendre des un·e·s et des autres deviennent un problème.

Ce positionnement des différences est contraire à la compréhension avancée dans d'autres domaines. Notre système formel d'éducation tarde à comprendre que la diversité est nécessaire à la survie.

Les élèves identifiés comme ayant des handicaps sont aux extrémités du cadre des différences. Nous attribuons à l'élève l'étiquette de «élève en difficulté» lorsqu'il lui est impossible ou trop difficile de se conformer aux attentes standard. En tant que tels, ce sont les étudiant·e·s qui ressentent le plus les effets de l'inflexibilité scolaire.

 

Vidéo 

Déléguer à l'IA conversationnelle sans perdre son agentivité: un numéro du CRIRES

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Le numéro 9(1) de la Revue internationale du CRIRES, Innover dans la tradition de Vygotsky, explore l’usage de l’intelligence artificielle conversationnelle (IAc) en éducation, sous l’angle de l’agentivité humaine. Fruit d’une collaboration franco-québécoise (2IFPER est issu des activités entre le réseau PÉRISCOPE et le GIS2IF), ses six contributions analysent des interactions de personnes utilisatrices avec l'IAc, la formation des personnes enseignantes et la conception de l'instrument PÉRO ancré dans les publications du réseau PÉRISCOPE. Elles interrogent les risques de la délégation et les conditions d’une co-opération avec l’IAc où s'exerce l'agentivité humaine. Le numéro rend également hommage à Éric Bruillard, qui a contribué à sa conception. Suivre ce lien.


Déclaration COcréaRéussite_CoRoCo

Déclaration issue de la charrette de codesign tenue conjointement les 20 et 21 mai par PÉRISCOPE et CRIRES, sur le thème  « De la conformité à la créativité pour l'avenir de la réussite scolaire et éducative au Québec », disponible à ce lien.


Lancement du volume-synthèse : Le projet de loi no 23: Résistance de la recherche en éducation

Premier lancement lors du colloque du CRIFPE 2026 de ce volume-synthèse le 7 mai.
Deuxième lancement le 13 mai lors du colloque PÉRISCOPE qui se tiendra dans le cadre du congrès de l'ACFAS.
Un extrait est disponible sous ce lien.
La version de base, qui fait 400 pages et à laquelle une centaine de chercheur·es des universités francophones du Québec ont participé, est disponible sous ce lien.


SCOPE_4 : Participation de l'élève dans la classe: Littératie au service de la participation et de l'émancipation

Le réseau PÉRISCOPE publie son quatrième SCOPE, consacré à la capacité d'inférer et à la littératie — deux piliers fondamentaux de la réussite scolaire, du préscolaire jusqu'à la fin du secondaire. Ce document met l'accent sur la compétence à « lire entre les lignes », qui structure non seulement la compréhension des textes, mais aussi l'apprentissage du code écrit lui-même. Il rappelle que cela ne s'acquiert pas spontanément, mais qu'il faut stimuler activement cette compétence tout au long du parcours scolaire. C'est encore plus nécessaire à l'ère de l'intelligence artificielle générative. Ce SCOPE propose des pistes d'action concrètes pour le préscolaire, le primaire et le secondaire, ancrées dans les savoirs expérientiels, professionnels et scientifiques qui caractérisent la démarche de PÉRISCOPE. Il est également accompagné de ressources documentaires et accessible via PÉRO, le robot conversationnel du réseau. Suivre ce lien.


L'ex-président de la Fédération des commissions scolaires se prononce sur l'héritage des années Legault

Selon un bilan critique publié dans Le Devoir, l’héritage des années Legault en matière de « réussite éducative » tient moins à des gains d’apprentissage qu’à une réforme de la gouvernance et à une centralisation du réseau. La loi 40 a réduit les contre-pouvoirs (fin des commissions scolaires élues) et l’État a accru son contrôle sur le discours des centres de services qui ont remplacé les commissions scolaires. Le Conseil supérieur de l’éducation a été aboli, remplacé par l'INEE. Le texte reproche aussi l’absence d’action structurante en matière d’équité, l’« école à trois vitesses », la composition des classes, l’épuisement des personnes enseignantes et l’échec du déploiement à grande échelle des maternelles de 4 ans. Accessible à ce lien.