C'est ce que soutient Todd Rose (2015) dans son livre The End of Average. Évidence à l'appui, il montre que nous sommes tous différent·e·s dans nos façons d'apprendre. Il en parle (en anglais) dans cette courte vidéo.
Dans un volume à paraître en 2018, la collègue Jutta Treviranus de l'Université de Toronto, et invitée à joindre le réseau PÉRISCOPE, insiste sur la pertinence du propos de Rose en ces termes:
Nos systèmes éducatifs formels sont encore largement basés sur le modèle industriel de l'éducation: ils essaient de créer des apprenant·e·s standardisé·e·s en socialisant la conformité, en voulant classer, trier et ainsi assigner les destinées des étudiant·e·s. Si notre objectif est de produire un·e apprenant·e standardisé·e, alors les différentes façons d'apprendre des un·e·s et des autres deviennent un problème.
Ce positionnement des différences est contraire à la compréhension avancée dans d'autres domaines. Notre système formel d'éducation tarde à comprendre que la diversité est nécessaire à la survie.
Les élèves identifiés comme ayant des handicaps sont aux extrémités du cadre des différences. Nous attribuons à l'élève l'étiquette de «élève en difficulté» lorsqu'il lui est impossible ou trop difficile de se conformer aux attentes standard. En tant que tels, ce sont les étudiant·e·s qui ressentent le plus les effets de l'inflexibilité scolaire.
Vidéo
Selon un bilan critique publié dans Le Devoir, l’héritage des années Legault en matière de « réussite éducative » tient moins à des gains d’apprentissage qu’à une réforme de la gouvernance et à une centralisation du réseau. La loi 40 a réduit les contre-pouvoirs (fin des commissions scolaires élues) et l’État a accru son contrôle sur le discours des centres de services qui ont remplacé les commissions scolaires. Le Conseil supérieur de l’éducation a été aboli, remplacé par l'INEE. Le texte reproche aussi l’absence d’action structurante en matière d’équité, l’« école à trois vitesses », la composition des classes, l’épuisement des personnes enseignantes et l’échec du déploiement à grande échelle des maternelles de 4 ans. Accessible à ce lien.
Dans le journal L'Économiste, l'auteur, Naji, décrit un modèle où inspecteurs et enseignants deviennent des «messagers» d’un contenu préformaté, via des leçons «scriptées» et ultra-structurées. Dans cette lecture, l’école se rapprocherait d’une «usine à procédures» : moins d’autonomie, moins d’adaptation au contexte de classe, et une pédagogie rétrécie aux automatismes, au détriment de compétences de haut niveau (pensée critique, résolution de problèmes complexes). Accessible à ce lien.
Les résultats de recherches d’ici et d’ailleurs convergent : les collaborations entre l’école, la famille et la communauté jouent un rôle crucial dans la persévérance et la réussite scolaires en influençant positivement le développement cognitif, social et émotionnel des élèves. SCOPE 3 présente les éléments saillants du chantier PÉRISCOPE sur les collaborations École- Famille-Communauté (É-F-C), dans la perspective où celles-ci constituent une composante essentielle de la mission éducative. Suivre ce lien.
La version allégée, diffusée aux directions des CSS avec une invitation à faire circuler à l'interne est disponible à ce lien.
Synthèse rapide qui reprend des éléments du compte rendu de la journée élaboré pour les organisateurs des entretiens Jacques-Cartier. Lesenjeux majeurs soulevés par l’intégration de l’intelligence artificielle générative (IAg) dans les formations universitaires et la recherche touchent à l’équité, à l’intégrité académique, au rapport au savoir, à la pédagogie, à la régulation institutionnelle et, enfin, à la recherche en éducation et en formation. Plus globalement, c’est la réussite scolaire et éducative qui est questionnée. Suivre ce lien.
Voici le deuxième SCOPE de cette série, appellation retenue en écho à la deuxième moitié de l'acronyme du réseau (PÉRISCOPE). Intitulé Susciter l’engagement dans les apprentissages, ce SCOPE est associé au premier niveau de participation auquel le Réseau s'est intéressé, soit la participation de l'élève dans la classe. Ce fut un chantier mené sur plusieurs années et qui a mobilisé plusieurs chercheur·es et partenaires. Suivre ce lien.