Le 2 septembre 2017
Dans le cadre de l’échange PÉRISCAR avec les partenaires de l’éducation au début du mois de septembre, Anna Stetsenko a fait valoir la pertinence d’une recherche socialement engagée en éducation pour ne pas se limiter à transmettre les idées d’hier, mais plutôt se consacrer collectivement à préparer le monde de demain, cela de manière à être en mesure de faire face à l’importante vague de changement qui affectera tous les aspects de la société occidentale : technologies, connaissances, modes de vie. « It’s stupid and it’s dangerous to transmit just facts. There is no such a thing as only facts. Evidence alone is not a good thing in good science. Science is about that endeavor to understand what is going on ».
Elle considère que l’enseignement à l’avenir ne doit plus être réservé à la seule transmission des faits et qu’il doit à l’inverse accorder une importance foncièrement accrue au développement de la pensée critique, une condition sine qua non du développement de l’agentivité des élèves et du développement d’une société plus inclusive favorisant la participation de toutes et de tous. La recherche doit s’accorder avec ces visées et les chercheur-e-s sont invités à ne pas seulement chercher à éclairer les décideurs publics afin de les préparer à faire face à la complexité du monde changeant, mais à les inviter directement à agir lorsque les agents du statu quo œuvrent pour préserver les privilèges des uns et des autres au détriment du plus grand nombre : « Statu quo is an illusion. We need to give the tools to develop the agency and we need teach to move beyond ».
Selon un bilan critique publié dans Le Devoir, l’héritage des années Legault en matière de « réussite éducative » tient moins à des gains d’apprentissage qu’à une réforme de la gouvernance et à une centralisation du réseau. La loi 40 a réduit les contre-pouvoirs (fin des commissions scolaires élues) et l’État a accru son contrôle sur le discours des centres de services qui ont remplacé les commissions scolaires. Le Conseil supérieur de l’éducation a été aboli, remplacé par l'INEE. Le texte reproche aussi l’absence d’action structurante en matière d’équité, l’« école à trois vitesses », la composition des classes, l’épuisement des personnes enseignantes et l’échec du déploiement à grande échelle des maternelles de 4 ans. Accessible à ce lien.
Dans le journal L'Économiste, l'auteur, Naji, décrit un modèle où inspecteurs et enseignants deviennent des «messagers» d’un contenu préformaté, via des leçons «scriptées» et ultra-structurées. Dans cette lecture, l’école se rapprocherait d’une «usine à procédures» : moins d’autonomie, moins d’adaptation au contexte de classe, et une pédagogie rétrécie aux automatismes, au détriment de compétences de haut niveau (pensée critique, résolution de problèmes complexes). Accessible à ce lien.
Les résultats de recherches d’ici et d’ailleurs convergent : les collaborations entre l’école, la famille et la communauté jouent un rôle crucial dans la persévérance et la réussite scolaires en influençant positivement le développement cognitif, social et émotionnel des élèves. SCOPE 3 présente les éléments saillants du chantier PÉRISCOPE sur les collaborations École- Famille-Communauté (É-F-C), dans la perspective où celles-ci constituent une composante essentielle de la mission éducative. Suivre ce lien.
La version allégée, diffusée aux directions des CSS avec une invitation à faire circuler à l'interne est disponible à ce lien.
Synthèse rapide qui reprend des éléments du compte rendu de la journée élaboré pour les organisateurs des entretiens Jacques-Cartier. Lesenjeux majeurs soulevés par l’intégration de l’intelligence artificielle générative (IAg) dans les formations universitaires et la recherche touchent à l’équité, à l’intégrité académique, au rapport au savoir, à la pédagogie, à la régulation institutionnelle et, enfin, à la recherche en éducation et en formation. Plus globalement, c’est la réussite scolaire et éducative qui est questionnée. Suivre ce lien.
Voici le deuxième SCOPE de cette série, appellation retenue en écho à la deuxième moitié de l'acronyme du réseau (PÉRISCOPE). Intitulé Susciter l’engagement dans les apprentissages, ce SCOPE est associé au premier niveau de participation auquel le Réseau s'est intéressé, soit la participation de l'élève dans la classe. Ce fut un chantier mené sur plusieurs années et qui a mobilisé plusieurs chercheur·es et partenaires. Suivre ce lien.