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État de publication: Publiée (2024 )
Type de rapport: Rapport de recherche
Titre de la collection: HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)
Institution: Université Laval
Résumé: La question spatiale dans les pratiques d’enseignement et d’apprentissage fait l’objet d’un intérêt depuis une dizaine d’années. Dans un contexte d’évolution des pratiques pédagogiques davantage centrée sur l’expérience d’apprentissage et la mise en action des personnes étudiantes, de colonisation numérique qui reconfigure les frontières des activités d’enseignement et d’apprentissage, plusieurs établissements se sont engagés dans une réflexion et des actions pour repenser les espaces physiques d’apprentissage. Pour soutenir les acteurs engagés dans ces dynamiques spatiales, une revue de littérature a été réalisée de janvier à avril 2024 portant sur des productions issues des dix dernières années afin de repérer les principaux résultats de la recherche sur lesquels prendre appui, et d’identifier les points de vigilance et les questionnements qui demeurent. Le présent document propose une synthèse établie à partir de la lecture de 63 textes sélectionnés à l’issue de la constitution d’une base initiale de 3264 productions repérées en mobilisant divers mots-clés pour établir des requêtes dans plusieurs bases de données. La synthèse rappelle l’existence de relations d’interdépendance entre trois dimensions qui ne peuvent être considérées isolément : la dimension pédagogique, la dimension technologique et la dimension spatiale. L’approche des questions spatiales s’inscrit dans une dynamique interactionniste entre le sujet et son environnement, inscrivant la pratique pédagogique dans un ensemble de perceptions et d’interactions. Plusieurs textes reviennent sur la dimensions contenantes et prescriptives de l’espace dont les possibles sont repérables via un ensemble d’affordances. Pour autant, cette dimension structurante de l’espace sur les pratiques ne réduit pas ces dernières à quelques possibilités, dépendant de la mobilité du mobilier présent dans le local et de la flexibilité d’usages. Si l’espace est appréhendé dans ces dimensions physiques et architecturales, plusieurs textes rappellent qu’ils sont le lieu d’une expérience incarnée, une expérience holistique de l’apprentissage qui engage le corps, les pensées et les émotions. L’espace devient alors un partenaire du design pédagogique et des expériences d’apprentissage dans une diversités de configurations formelles, non-formelles voire informelles, tant à l’intérieur des bâtiments qu’à l’extérieur, ouvrant ainsi une diversité de possibles et offrant par leurs caractéristiques différenciées autant d’occasion d’accueillir des activités d’enseignement, d’apprentissage, mais également de loisir, de repos, et de socialisation.
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