
La sociométrie est une méthode permettant d'étudier les relations sociales des élèves, soit les relations entre pairs. Pour ce faire, les applications sociométriques collectent des données sur les opinions et sentiments des élèves entre eux dans des occasions où ils entreprennent ensemble une activité. Ces données permettent aux enseignant·e·s de comprendre la structure des relations entre les élèves et, éventuellement, d’ajuster les groupes de travail : nombre de groupes, composition, nature des relations entre les élèves d’un même groupe, etc.
Surasetha et Koraneekij (2022) ont analysé trois applications sociométriques et les ont trouvées insatisfaisantes : GroupDynamics, SociometryPro et Sociogram 5.1. Les principales limites notées sont l'incapacité d'analyser le statut social individuel de chaque élève, le manque de mises à jour régulières, des interfaces dépassées et le manque de compatibilité avec des appareils mobiles.
Ils ont développé leur propre application web, CU Smart Sociometry, pour étudier les relations entre des élèves d’écoles secondaires thaïlandaises. La démarche s’est déroulée en trois phases visant à :
L’application développée permet de consulter la table sociométrique et différents sociogrammes, par groupe de travail et par genre. Les experts ont conclu que l’application était pertinente et l’application a été bonifiée après la deuxième phase, par exemple en ajoutant la possibilité de décrire une situation où un utilisateur évalue négativement une situation de travail avec des collègues de classe. La troisième phase a permis d’observer un haut niveau de satisfaction des élèves quant à l’utilisation de l’application et un haut niveau de cohérence entre les résultats de l'application et les perceptions des enseignant·e·s du statut sociométrique de leurs élèves.
Selon un bilan critique publié dans Le Devoir, l’héritage des années Legault en matière de « réussite éducative » tient moins à des gains d’apprentissage qu’à une réforme de la gouvernance et à une centralisation du réseau. La loi 40 a réduit les contre-pouvoirs (fin des commissions scolaires élues) et l’État a accru son contrôle sur le discours des centres de services qui ont remplacé les commissions scolaires. Le Conseil supérieur de l’éducation a été aboli, remplacé par l'INEE. Le texte reproche aussi l’absence d’action structurante en matière d’équité, l’« école à trois vitesses », la composition des classes, l’épuisement des personnes enseignantes et l’échec du déploiement à grande échelle des maternelles de 4 ans. Accessible à ce lien.
Dans le journal L'Économiste, l'auteur, Naji, décrit un modèle où inspecteurs et enseignants deviennent des «messagers» d’un contenu préformaté, via des leçons «scriptées» et ultra-structurées. Dans cette lecture, l’école se rapprocherait d’une «usine à procédures» : moins d’autonomie, moins d’adaptation au contexte de classe, et une pédagogie rétrécie aux automatismes, au détriment de compétences de haut niveau (pensée critique, résolution de problèmes complexes). Accessible à ce lien.
Les résultats de recherches d’ici et d’ailleurs convergent : les collaborations entre l’école, la famille et la communauté jouent un rôle crucial dans la persévérance et la réussite scolaires en influençant positivement le développement cognitif, social et émotionnel des élèves. SCOPE 3 présente les éléments saillants du chantier PÉRISCOPE sur les collaborations École- Famille-Communauté (É-F-C), dans la perspective où celles-ci constituent une composante essentielle de la mission éducative. Suivre ce lien.
La version allégée, diffusée aux directions des CSS avec une invitation à faire circuler à l'interne est disponible à ce lien.
Synthèse rapide qui reprend des éléments du compte rendu de la journée élaboré pour les organisateurs des entretiens Jacques-Cartier. Lesenjeux majeurs soulevés par l’intégration de l’intelligence artificielle générative (IAg) dans les formations universitaires et la recherche touchent à l’équité, à l’intégrité académique, au rapport au savoir, à la pédagogie, à la régulation institutionnelle et, enfin, à la recherche en éducation et en formation. Plus globalement, c’est la réussite scolaire et éducative qui est questionnée. Suivre ce lien.
Voici le deuxième SCOPE de cette série, appellation retenue en écho à la deuxième moitié de l'acronyme du réseau (PÉRISCOPE). Intitulé Susciter l’engagement dans les apprentissages, ce SCOPE est associé au premier niveau de participation auquel le Réseau s'est intéressé, soit la participation de l'élève dans la classe. Ce fut un chantier mené sur plusieurs années et qui a mobilisé plusieurs chercheur·es et partenaires. Suivre ce lien.