Le projet de recherche du CRIRES: L’adolescent au coeur d’un système d’activité en contexte de Covid-19: redéfinition des routines et des relations au coeur des apprentissages vise à mieux décrire le vécu des adolescents suite au confinement dû à la pandémie Covid-19 en mars 2020 et au retour en classe en septembre de la même année. L’étude prend appui sur deux cadres théoriques soit le modèle de l’influence partagée de Epstein (2011) ainsi que sur celui de l’apprentissage expansif (Engeström, 1987-2015) où l’élève est ici considéré comme principal agent de son apprentissage et de son développement en tant qu’adolescent. En bref, notre recherche vise à identifier les tensions vécues par des adolescents alors que la Covid-19 les oblige à redéfinir leur rapport à la vie familiale, à l’apprentissage et à l’école : outils de médiation à ses activités d’apprenant (FAD, mode hybride, etc.), redéfinition spatio-temporelle de ses activités (ergonomie, compréhension systémique), modification des relations avec les adultes signifiants pour lui (parents, enseignants, intervenants). Ces tensions, si résolues, deviennent productrices d’une nouvelle forme d’activités. Si non résolues, elles sont paralysantes et les adolescents vivront des situations internes conflictuelles.
Le questionnaire de 52 questions qui a été créé par les chercheuses Barma, Deslandes et Ste-Marie comprenait quatre sections : 1) caractéristiques de l’élève et de sa famille; 2) l’organisation physique et scolaire de l’adolescent; 3) les perceptions sur son environnement scolaire et ; 4) les relations avec ses parents, les amis, les enseignants et les intervenants de l’école secondaire. Les résultats préliminaires basés sur les 1057 adolescents de 37 écoles qui ont complété notre questionnaire démontrent que les adolescents ont vécu une importante baisse de motivation scolaire pendant la COVID-19. Une grande majorité ont dit se sentir tristes et s’ennuyer de leurs amis quoique la moitié ont avoué que l’école ne leur manquait pas. Lors de leur retour à l’école en septembre 2020, un tiers des répondants ont révélé ne pas avoir été enjoués de rencontrer leurs nouveaux enseignants et presque la moitié des adolescents ont mentionné qu’ils ne sont pas restés en contact avec au moins un de leurs enseignants pendant le confinement. De plus, un quart d’entre eux ont dit de ne pas avoir compris la matière enseignée. Pour ce qui est de la relation avec leur famille, les adolescents ont perçu leurs mères plus stressées que leur père et certains n’ont pas pu recevoir le support affectif nécessaire de la part de leurs parents. Pour ce qui a trait à leur routine, nos résultats ont démontré une perte d’équilibre dans leurs activités quotidiennes, soit entre les travaux scolaires, le sommeil, l’utilisation des médias sociaux et les jeux vidéo. Le projet de recherche a reçu l’approbation du comité d’éthique de la recherche de l’Université Laval (2020-286/28-09-2020).
Sylvie Barma, Rollande Deslandes, Nathalie Ste-Marie (respectivement chercheuses et professionnelle de recherche).
31 mai 2021
Selon un bilan critique publié dans Le Devoir, l’héritage des années Legault en matière de « réussite éducative » tient moins à des gains d’apprentissage qu’à une réforme de la gouvernance et à une centralisation du réseau. La loi 40 a réduit les contre-pouvoirs (fin des commissions scolaires élues) et l’État a accru son contrôle sur le discours des centres de services qui ont remplacé les commissions scolaires. Le Conseil supérieur de l’éducation a été aboli, remplacé par l'INEE. Le texte reproche aussi l’absence d’action structurante en matière d’équité, l’« école à trois vitesses », la composition des classes, l’épuisement des personnes enseignantes et l’échec du déploiement à grande échelle des maternelles de 4 ans. Accessible à ce lien.
Dans le journal L'Économiste, l'auteur, Naji, décrit un modèle où inspecteurs et enseignants deviennent des «messagers» d’un contenu préformaté, via des leçons «scriptées» et ultra-structurées. Dans cette lecture, l’école se rapprocherait d’une «usine à procédures» : moins d’autonomie, moins d’adaptation au contexte de classe, et une pédagogie rétrécie aux automatismes, au détriment de compétences de haut niveau (pensée critique, résolution de problèmes complexes). Accessible à ce lien.
Les résultats de recherches d’ici et d’ailleurs convergent : les collaborations entre l’école, la famille et la communauté jouent un rôle crucial dans la persévérance et la réussite scolaires en influençant positivement le développement cognitif, social et émotionnel des élèves. SCOPE 3 présente les éléments saillants du chantier PÉRISCOPE sur les collaborations École- Famille-Communauté (É-F-C), dans la perspective où celles-ci constituent une composante essentielle de la mission éducative. Suivre ce lien.
La version allégée, diffusée aux directions des CSS avec une invitation à faire circuler à l'interne est disponible à ce lien.
Synthèse rapide qui reprend des éléments du compte rendu de la journée élaboré pour les organisateurs des entretiens Jacques-Cartier. Lesenjeux majeurs soulevés par l’intégration de l’intelligence artificielle générative (IAg) dans les formations universitaires et la recherche touchent à l’équité, à l’intégrité académique, au rapport au savoir, à la pédagogie, à la régulation institutionnelle et, enfin, à la recherche en éducation et en formation. Plus globalement, c’est la réussite scolaire et éducative qui est questionnée. Suivre ce lien.
Voici le deuxième SCOPE de cette série, appellation retenue en écho à la deuxième moitié de l'acronyme du réseau (PÉRISCOPE). Intitulé Susciter l’engagement dans les apprentissages, ce SCOPE est associé au premier niveau de participation auquel le Réseau s'est intéressé, soit la participation de l'élève dans la classe. Ce fut un chantier mené sur plusieurs années et qui a mobilisé plusieurs chercheur·es et partenaires. Suivre ce lien.