Évaluer l’écriture littéraire : Quelle place pour la créativité ?


Communication

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État de publication: Publiée (2019 )

Type de présentation: Colloque « Les défis de l'évaluation des compétences »

Nom de la rencontre: 87e congrès de l'ACFAS

Résumé: Plusieurs didacticiens du français ont dénoncé le caractère hyper-normatif des pratiques pédagogiques qui, fondées sur une conception techniciste de l’écriture, la réduise à la simple application de normes (Garcia-Debanc et Fayol, 2002 ; Mas, 1991) et empêchent le développement de la créativité littéraire des élèves (Sorin, 2005 ; Sirois et Boisclair, 2010). Tenant compte de ces critiques, le Programme de formation de l’école québécoise reconnait la complexité de l’écriture et accorde une place au développement de la créativité (Comeau, 1995). Toutefois, la grille d’évaluation des textes du ministère de l’Éducation (MEQ) vise plutôt l’appréciation de la capacité de l’élève à appliquer les normes qui régissent l’écrit. Il convient alors de se demander si cette grille permet d’apprécier la compétence à écrire des textes littéraires des élèves ? Trois textes narratifs écrits par des élèves du 2e cycle du primaire ont été analysés sous deux angles : 1- à partir de la grille du MEQ et 2- à partir d’outils issus de la littérature scientifique. Les résultats permettent de souligner diverses lacunes de la grille d’évaluation qui semble fondée sur cette conception techniciste de l’écriture dénoncée par les didacticiens. Le risque que la grille amène à pénaliser davantage les enfants prenant des risques littéraires sera notamment discuté ; invitant à repenser l’équilibre à trouver entre normes et créativité lors de l’enseignement et de l’évaluation de l’écriture littéraire à l’école.

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