Participation dans le groupe ou la classe

Groupe / Classe

En 2015, il existait, et il existe toujours, un consensus scientifique voulant que la période de la petite enfance soit cruciale au regard de la PRS. Plusieurs études faisaient ressortir les effets positifs d’une expérience éducative de qualité sur le développement cognitif, langagier et socio-émotionnel des enfants, à court terme (Bigras et al., 2010; Bouchard et al., 2010; Cantin et al., 2012; Desmarais et al., 2012; Lemay et al., 2014; Manningham et al., 2011), à plus long terme au primaire et au secondaire.

La participation de l'enfant dans son groupe passe par l'acquisition du langage de sa communauté. Les chercheur·e·s du Réseau qui étudient le développement langagier des enfants se penchent, par exemple, sur les habiletés de l'enfant à communiquer (Allen et al., 2019a,b; Bigras et al., 2017; Hassoun et al., 2017Julien et al., 2019; Makdissi et al., 2019a,b; Marinova et al., 2019Pulido, 2016; Pulido et Morin, 2017; Sylvestre et al., 2017). Leurs résultats soulèvent – entre autres – qu’une exposition des enfants à de la négligence compromet le développement de leurs habiletés à communiquer (Bigras et al., 2020Julien et al., 2019; Sylvestre et al., 2016), que la promotion des compétences narratives aide à améliorer leur compréhension de la lecture (Baron et Makdissi, 2018; Makdissi et al., 2019b). Également préoccupés par le développement des enfants, les chercheur·e·s du Réseau contribuent à ce que les enfants, en particulier ceux issus des milieux moins favorisés, puissent bien amorcer un parcours scolaire « gratifiant » et le mener à terme (April et al., 2018; Clément et al., 2018; Desmeules et al., 2018; Jourdan-Ionescu et Julien-Gauthier, 2018; Lehrer, 2018St-Pierre et al.2017). 

La participation de l’élève/étudiant·e dans la classe passe par (1) une présence physique – locale (Laferrière et al., 2018; Cabot et Facchin, 2020) ou délocalisée (Lakhal et al.2020Papi et al.2018, 2019Racette et al., 2017) –, attentive (Boulay et al., 2018; Gignac et al., 2018Parent, 20172018; Pronovost et al., 2016; Rousseau, 2018), inclusive (Doucet et al., 2016; Dubé et al., 2019; Garakani, 2019Julien-Gauthier et al., 2018; Rousseau et al.2018; Tremblay et Kahn, 2017), sécuritaire (Beaumont et al., 2016, 2018; Patton et al., 2016) et disciplinée (Deblois, 2019; Bernier et Gaudreau, 2017; Desbiens et al., 2019; Fortin et al., 2016; Gaudreau, 2019; Gauthier et al., 2018; Nadeau et al., 2018; Massé et al., 2018, 2020), (2) l’exercice de son pouvoir d’agir à travers une variété d’activités d’apprentissage (Barma et al., 2015; Bolduc, 2019; Buysse, 2015; Corriveau et Jeannotte, 2019; Dubé et al., 2018; Groleau et al., 2017; Jeziorski et al., 2019; Landry et al., 2017; Monney et Cody, 2019; Morin et al., 2019; Oliveira et al., 2017Romero et al., 2017Tardif et al.2018), et (3) la négociation de sens (Allaire et al., 20162017; Boutin et al., 2016; Coulombe et al.2018; Dumouchel et Lanaris, 2019; Freiman et al.2019; Hamel et al., 2015; Laferrière, 2015, 2019; Petit et Ntebuse, 2017; Rahm et al., 2018; Turcotte et Hamel, 2016; Villeneuve-Lapointe et Charron, 2019).  

Le réseau PÉRISCOPE conduit un chantier sur l'engagement de l'élève dans la classe et l'ensemble des résultats est accessible sous ce lien.

Pour accéder à l'ensemble des co-chercheur·e·s dont les travaux se rattachent à ce niveau de participation, cliquez sur ce lien.

Pour voir les publications concernant la participation dans le groupe ou la classe, veuillez vous rendre à ce lien

Sixième panel | Série 3

Le 29 avril 2021 s’est déroulée la dernière séance de la troisième série des Panels en réseau concernant l’anormalité ou la normalité (in)tolérable en matière d’équité en lien avec la thématique générale sur les inégalités et iniquités scolaires en temps de la Covid-19. Marie-Claude Bernard (Université Laval), Nadège Bikie Bi Nguema (ÉCOBES, Cégep de Jonquière) et d’autres participant·e·s se questionnent sur le sens de ce qui est considéré normal, (in)tolérable ou, au contraire, anormal, (in)tolérable. Leur dialogue s’appuie sur 4 scénarios poreux de la normalité de Fourez (1996). Dire « c’est normal » peut renvoyer à: 

 

•       Faire entrer un phénomène dans le cadre de notre compréhension

•       Adopter des critères statistiques fondés sur des présupposés théoriques

•       Un consensus social; des attentes sociales; des normes socialement admises

•       Ce qui est contraire à ce qui « devrait » être; jugement de valeur; compréhension éthique et normative du « normal »; moralement acceptable

Cinquième panel (parties I et II)| Série 3

Partie 1 : En Suisse

Si la situation éducative d’un territoire représentait un canapé, que ses iniquités et déviations étaient des taches qu’une couverture cacherait adroitement, la pandémie serait le coup de vent qui déplace l’étoffe tout en exposant les taches au grand jour à tous les occupant·e·s, qu’ils et elles le veulent ou non.  Par cette « découverture », certaines techniques apparaissent et cherchent à maintenir la couverture en place – comme si la gestion se faisait mieux en cachant les taches.<--break->

Le 15 avril 2021 a eu lieu la cinquième séance de la troisième série des Panels en réseau sur les inégalités/iniquités éducatives au temps de la Covid-19. Les panélistes ont repris cette métaphore pour mieux comprendre les inégalités scolaires vécues en Suisse-Romande. Lise Gremion, Emeline Beckmann, Frédéric Bellenot, Alexandre Duchêne, François Gremion, Marie-Paule Nlatthey, Corinne Monney ainsi que des membres du réseau Périscope étaient présent·e·s

Quatrième panel | Série 3

Le 1er avril 2021 s’est déroulée la quatrième séance de la troisième série des Panels en réseau concernant la Peine à se projeter au-delà de 2020-2021 en lien avec la thématique générale sur les inégalités et iniquités scolaires en temps de la Covid-19. Marie-France Boulay (doctorante), Bardo de Jesus Rangel Mendez (doctorant), Caroline Marion (postdoctorante) et Simon Viviers (professeur-chercheur) et d’autres invité·e·s en discutent. 

Panels en réseau_Série 3 : Participation au temps de la Covid-19 - Engager ou réengager les jeunes dans leur scolarisation

Le 18 mars 2021 s’est déroulée la troisième séance de la troisième série des Panels en réseau portant sur engager ou réengager les jeunes dans leur scolarisation en lien avec la thématique générale au sujet des inégalités et des iniquités scolaires en temps de la Covid-19.  Sandy Nadeau (Université Sherbrooke), Ismaël Belil (CréaLab), Didier Paquelin (Université Laval) dressent la table avec leur réflexion puis un dialogue en est suivi.

Deuxième panel | Série 3

Le 4 mars 2021 s’est déroulée la deuxième séance de la troisième série des Panels en réseau portant sur évaluer en classe ou télé-évaluer les apprentissages en lien avec la thématique générale qui est les inégalités et les iniquitésscolaires en temps de la Covid-19.  Linda Saint-Pierre (CTREQ), Mélanie Tremblay (UQAR), Audrey Raynault et Judith Cantin (Polytechnique de Montréal) ont traité de l’évaluation et de la télé-évaluation et soulevé des manières de composer avec les deux..

Premier panel | Série 3

Le 19 février 2021 a eu lieu la 1re séance de la 3e série des Panels en réseau sur les inégalités/iniquités éducatives au temps de la Covid-19. Christian Payeur (ICI-PRS, réseau PÉRISCOPE), Thérèse Laferrière (chercheure principale, réseau PÉRISCOPE), et Pier-Luc Jolicoeur (assistant de recherche et doctorant UL) ont fait un retour sur les 2 séries précédentes de façon à mettre la table pour la 3e série des Panels en réseau sur les inégalités et les iniquités de participation au temps de la Covid-19, laquelle poursuit de miser sur les relations école-famille-communauté.

La boîte noire de l’école virtuelle

Sous le leadership de Stéphane Allaire et Mélanie Tremblay, co-auteur·e·s, et cosigné par plusieurs autres chercheur·e·s du réseau PÉRISCOPE ainsi que par plusieurs autres collègues, cet article du Devoir du 1er février 2021, aussi paru précédemment dans Le Quotidien, montre bien la complexité de la question tout en se voulant informatif. 

Évaluer les apprentissages avec le numérique tout en favorisant l'équité

Le projet ÉCRAN (Évaluation collaborative réussie des apprentissages par le numérique), auquel collaborent neuf chercheur·e·s du PÉRISCOPE et plusieurs partenaires, est démarré. Le Conseil supérieur de l'éducation s'y est déjà intéressé de même que l'École Branchée et différents regroupements d'enseignant·e·s.

 

Pour toi, jeune du secondaire, du CÉGEP ou de l'Université

« Quand on se sent atteint dans son besoin de sécurité, dont au plan de sa confiance en ce qui se passe, en ce qui s’en vient. »

Caroline Marion, Ph.D., s’adresse ici aux jeunes du secondaire mais également de niveau collégial et universitaire en lien avec la poursuite de cette période de contraintes et d’adaptation constante qui peut finir …par porter atteinte à son besoin de sécurité, dont au plan de sa confiance en soi, en son institution scolaire, en son avenir. Elle aborde 2 avenues pour aider à mieux vivre cette période par rapport à cet aspect. 

Recommandations visant l’utilisation optimale des technologies d’aide à l’école

Les travaux menés par Rousseau, Stanké, Dumont et Boyer (2016-2019, FRQSC) sur les technologies d’aide comme mesures d’adaptation soutenant le développement des compétences rédactionnelles dans une perspective globale de l’apprentissage ont permis d’élaborer une série de recommandations visant l’utilisation optimale des technologies d’aide en contexte d’enseignement secondaire. Ces recommandations tiennent compte également de l’expérience des orthopédagogues partenaires à ce projet. Ce document est accessible sur le site du FRQSC ou sous ce lien.