La reconnaissance de la langue des signes québécois au Québec

Article de revue

Contributeurs: 
État de publication: 
2013, janvier
Nom de la revue: 
Globe. Revue internationale d'études québécoises
Intervalle de pages: 
45-70
Résumé: 
Le but de cet article est de relever la manière dont, au Québec, les familles, l’école et la communauté facilitent le développement de la participation sociale de personnes sourdes gestuelles ou bilingues au moyen de la littératie. L’étude renvoie au modèle des obstacles et des facilitateurs au développement de la participation sociale de Letscher, Parent et Deslandes (2009). La méthodologie s’appuie sur l’étude de cas qualitative auprès de 22 répondants, dont sept personnes sourdes, leurs mères, pères et enseignants. Les résultats illustrent un contexte d’organisation des services marqué par la difficulté à reconnaître la langue des signes québécoise (LSQ) comme première langue d’apprentissage. Les personnes sourdes présentent un profil de résignation, d’oppression, de résilience ou de libération dans les domaines de l’éducation et du travail, qui prend forme dans le développement de la participation sociale et de la littératie de la personne sourde.